Arrêts maladie : les nouvelles durées maximales de prescription depuis le 1er septembre 2026

Publié le : 19/10/2026 19 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Social
Arrêts maladie : les nouvelles durées maximales de prescription depuis le 1er septembre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, la prescription des arrêts de travail pour maladie est soumise à de nouvelles règles. Jusqu’alors, aucun texte ne fixait de durée maximale générale pour un arrêt de travail ou sa prolongation. Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 instaure désormais des plafonds, tout en maintenant la possibilité d’y déroger lorsque l’état de santé du patient le justifie.

La réforme renforce également les obligations des professionnels de santé concernant la justification médicale de l’arrêt.

Des arrêts maladie désormais plafonnés à 31 et 62 jours

Pour les arrêts de travail prescrits ou prolongés depuis le 1er septembre 2026, la durée de la prescription est en principe limitée à :

  • 31 jours maximum pour un arrêt de travail initial ;
  • 62 jours maximum pour chaque prolongation.

 

Le plafond de 62 jours s’applique à chaque prolongation et ne constitue donc pas une durée maximale cumulée de l’arrêt maladie. Plusieurs prolongations successives restent possibles lorsque l’état de santé du salarié le nécessite.

 

Ces règles concernent les professionnels habilités à prescrire des arrêts de travail, notamment les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes.

Les nouveaux plafonds ne s’appliquent qu’aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026. Ils ne sont par ailleurs pas applicables à Mayotte.  

Peut-on prescrire un arrêt d’une durée supérieure à ces plafonds ?

Les plafonds de 31 et 62 jours ne sont pas absolus. Le professionnel de santé peut prescrire ou prolonger un arrêt pour une durée supérieure lorsque la situation médicale du patient le justifie.

Le prescripteur doit alors justifier la nécessité de cette durée dérogatoire et prendre en considération, lorsqu’elles existent, les recommandations établies par la Haute Autorité de santé (HAS).

Ces recommandations ne se substituent toutefois pas à son appréciation de la situation individuelle du patient. 

Le motif médical doit désormais être renseigné

La réforme ne concerne pas uniquement la durée des arrêts. Depuis le 1er septembre 2026, pour les arrêts maladie concernés par le nouveau dispositif, le motif médical justifiant l’interruption de travail doit être systématiquement renseigné.

En cas de prescription dématérialisée via le téléservice e-AAT, le motif est demandé au professionnel de santé. Si la durée prescrite dépasse 31 jours pour un arrêt initial ou 62 jours pour une prolongation, la justification de cette dérogation est également requise.

Lorsque le formulaire Cerfa sécurisé est utilisé, le motif médical doit être indiqué sur le volet 1, dans la rubrique « éléments d’ordre médical ». En cas de dépassement des plafonds, la dérogation et sa justification doivent également y figurer.

Ces informations médicales ne sont pas destinées à l’employeur, qui n’a pas accès au diagnostic du salarié. 

Qu’en est-il des arrêts prescrits en téléconsultation ?

Les nouvelles limites de 31 et 62 jours doivent être distinguées des règles spécifiques applicables à la téléconsultation.

Un arrêt prescrit ou renouvelé à distance reste, en principe, limité à trois jours, sous réserve des exceptions prévues par les textes, notamment lorsque la prescription émane du médecin traitant ou lorsqu’il est impossible pour le patient de consulter un professionnel de santé en présentiel.


Cabinet d'avocats EPILOGUE

Dernières actualités

Arrêts maladie : les nouvelles durées maximales de prescription depuis le 1er septembre 2026

Publié le : 19/10/2026 19 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Social
Arrêts maladie : les nouvelles durées maximales de prescription depuis le 1er septembre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, la prescription des arrêts de travail pour maladie est soumise à de nouvelles règles. Jusqu’alors, aucun texte ne fixait de durée maximale générale pour un arrêt de travail ou sa prolongation. Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 instaure désormais des plafonds, tout en maintenant la possibilité d’y déroger lorsque l’état de santé du patient le justifie.

La réforme renforce également les obligations des professionnels de santé concernant la justification médicale de l’arrêt.

Des arrêts maladie désormais plafonnés à 31 et 62 jours

Pour les arrêts de travail prescrits ou prolongés depuis le 1er septembre 2026, la durée de la prescription est en principe limitée à :

  • 31 jours maximum pour un arrêt de travail initial ;
  • 62 jours maximum pour chaque prolongation.

 

Le plafond de 62 jours s’applique à chaque prolongation et ne constitue donc pas une durée maximale cumulée de l’arrêt maladie. Plusieurs prolongations successives restent possibles lorsque l’état de santé du salarié le nécessite.

 

Ces règles concernent les professionnels habilités à prescrire des arrêts de travail, notamment les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes.

Les nouveaux plafonds ne s’appliquent qu’aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026. Ils ne sont par ailleurs pas applicables à Mayotte.  

Peut-on prescrire un arrêt d’une durée supérieure à ces plafonds ?

Les plafonds de 31 et 62 jours ne sont pas absolus. Le professionnel de santé peut prescrire ou prolonger un arrêt pour une durée supérieure lorsque la situation médicale du patient le justifie.

Le prescripteur doit alors justifier la nécessité de cette durée dérogatoire et prendre en considération, lorsqu’elles existent, les recommandations établies par la Haute Autorité de santé (HAS).

Ces recommandations ne se substituent toutefois pas à son appréciation de la situation individuelle du patient. 

Le motif médical doit désormais être renseigné

La réforme ne concerne pas uniquement la durée des arrêts. Depuis le 1er septembre 2026, pour les arrêts maladie concernés par le nouveau dispositif, le motif médical justifiant l’interruption de travail doit être systématiquement renseigné.

En cas de prescription dématérialisée via le téléservice e-AAT, le motif est demandé au professionnel de santé. Si la durée prescrite dépasse 31 jours pour un arrêt initial ou 62 jours pour une prolongation, la justification de cette dérogation est également requise.

Lorsque le formulaire Cerfa sécurisé est utilisé, le motif médical doit être indiqué sur le volet 1, dans la rubrique « éléments d’ordre médical ». En cas de dépassement des plafonds, la dérogation et sa justification doivent également y figurer.

Ces informations médicales ne sont pas destinées à l’employeur, qui n’a pas accès au diagnostic du salarié. 

Qu’en est-il des arrêts prescrits en téléconsultation ?

Les nouvelles limites de 31 et 62 jours doivent être distinguées des règles spécifiques applicables à la téléconsultation.

Un arrêt prescrit ou renouvelé à distance reste, en principe, limité à trois jours, sous réserve des exceptions prévues par les textes, notamment lorsque la prescription émane du médecin traitant ou lorsqu’il est impossible pour le patient de consulter un professionnel de santé en présentiel.


Cabinet d'avocats EPILOGUE

Sous-traitance : l’indemnisation des travaux supplémentaires en l’absence de cautionnement

Publié le : 16/10/2026 16 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Immobilier
Sous-traitance : l’indemnisation des travaux supplémentaires en l’absence de cautionnement
La sous-traitance est strictement encadrée afin de garantir le paiement du sous-traitant lorsqu’il intervient pour l’exécution d’un marché principal. Le maître de l’ouvrage est notamment tenu, dans certaines situations, de vérifier que l’entreprise principale a bien mis en place les garanties prévues par la loi.

Dans un arrêt du 3 septembre 2026, la Cour de cassation précise les conséquences du défaut de cautionnement lorsque le sous-traitant a également réalisé des travaux supplémentaires.

En l’espèce, un maître de l’ouvrage avait engagé des travaux de restructuration et d’extension d’un immeuble destiné à l’exploitation d’un hôtel. Une entreprise générale était chargée du marché principal et avait elle-même confié plusieurs lots à une société sous-traitante.

Le contrat de sous-traitance avait ensuite été modifié par un avenant portant sur des travaux supplémentaires.

L’entreprise principale ayant été placée en liquidation judiciaire sans avoir réglé l’intégralité des sommes dues, la société sous-traitante avait recherché la responsabilité du maître de l’ouvrage afin d’obtenir réparation de son préjudice.

Elle faisait notamment valoir qu’elle avait été acceptée par le maître de l’ouvrage et que ses conditions de paiement avaient été agréées, sans qu’une caution bancaire ou une délégation de paiement n’ait été mise en place pour garantir le paiement de ses travaux.

La cour d’appel avait admis la responsabilité du maître de l’ouvrage, mais avait limité l’indemnisation au seul solde du marché principal.

Elle avait refusé de prendre en compte les travaux supplémentaires au motif que le maître de l’ouvrage n’avait pas eu connaissance de l’intervention du sous-traitant pour l’exécution de ces prestations complémentaires.

La Cour de cassation censure cette analyse.

Elle rappelle qu’en application de l’article 14-1 de la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance, lorsque le sous-traitant est accepté et que ses conditions de paiement sont agréées, le maître de l’ouvrage doit exiger de l’entrepreneur principal qu’il justifie avoir fourni une caution, sauf lorsqu’une délégation de paiement a été mise en place.

Cette garantie a précisément pour objet de protéger le sous-traitant contre le risque de défaillance de l’entreprise principale.

Lorsque le maître de l’ouvrage manque à cette obligation, le sous-traitant peut rechercher sa responsabilité et demander réparation du préjudice résultant de l’absence de garantie.

La Cour de cassation rappelle à ce titre que le préjudice correspond à la différence entre les sommes que le sous-traitant aurait dû recevoir si une caution ou une délégation de paiement avait été mise en place et celles qu’il a effectivement perçues.

La question se posait toutefois de savoir si les travaux supplémentaires pouvaient également être pris en compte lorsque le maître de l’ouvrage ignorait que le sous-traitant était intervenu pour leur réalisation.

Pour la Cour de cassation, cette circonstance ne suffit pas à exclure toute indemnisation.

Les juges auraient dû rechercher si ces travaux supplémentaires avaient été confiés au sous-traitant pour l’exécution du marché principal.

Autrement dit, dès lors que les prestations complémentaires s’inscrivent dans l’exécution du marché pour lequel le sous-traitant avait été accepté, l’absence de connaissance précise du maître de l’ouvrage concernant ces travaux supplémentaires ne permet pas nécessairement de les exclure du préjudice indemnisable.

La Cour de cassation prononce en conséquence une cassation partielle concernant le montant de l’indemnisation due au sous-traitant.

Cette décision rappelle l’importance des obligations pesant sur le maître de l’ouvrage en matière de sous-traitance. Lorsqu’un sous-traitant est accepté et que ses conditions de paiement sont agréées, la vérification de l’existence d’une caution ou d’une délégation de paiement constitue une garantie essentielle.

À défaut, la responsabilité du maître de l’ouvrage peut être engagée non seulement pour les sommes restant dues au titre du marché initial, mais également, selon les circonstances, pour les travaux supplémentaires confiés au sous-traitant dans le cadre de l’exécution de ce marché.


Référence de l’arrêt : Cass. civ. 3ème, 3 septembre 2026, n° 24-15.620

Vila Avocats

Loi du 18 août 2026 : ce qui change en matière pénale

Publié le : 16/10/2026 16 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Pénal
 Loi du 18 août 2026 : ce qui change en matière pénale
Promulguée le 18 août 2026, la loi dite « RIPOST », relative aux réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité, poursuit un double objectif : renforcer la répression de plusieurs formes de délinquance du quotidien et adapter les moyens d’intervention des forces de sécurité.

 

Un durcissement des sanctions contre les troubles du quotidien


Le texte renforce tout d’abord l’encadrement des produits pyrotechniques. Le préfet peut ordonner le dessaisissement de produits explosifs ou pyrotechniques lorsque leur utilisation est susceptible de provoquer des troubles graves et imminents à l’ordre ou à la sécurité publics. Les sanctions applicables à certaines infractions relatives à leur détention ou à leur transport sont également aggravées.

Les rassemblements festifs à caractère musical font l’objet d’un régime plus strict. Le seuil de déclaration est fixé à 250 participants et le fait de contribuer à l’organisation d’un rassemblement non déclaré, ayant fait l’objet d’une déclaration volontairement incomplète ou inexacte ou maintenu malgré une interdiction préfectorale est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. La participation à un rassemblement dont le caractère illégal a été porté à la connaissance du public constitue également une infraction.

La loi durcit parallèlement la répression des rodéos motorisés et facilite la confiscation des véhicules. Elle crée en outre une infraction spécifique visant l’organisation de certains rassemblements automobiles interdits, punie de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

En matière d’occupation illicite, le dispositif administratif d’évacuation est étendu à certains locaux commerciaux, agricoles ou professionnels ainsi qu’au maintien dans un meublé de tourisme après l’expiration du contrat.

 

Stupéfiants, protoxyde d’azote et criminalité organisée


L’amende forfaitaire délictuelle applicable à l’usage illicite de stupéfiants passe de 200 à 500 euros, tandis qu’une suspension du permis de conduire pouvant atteindre trois ans peut être prononcée.

Le législateur renforce également considérablement l’encadrement du protoxyde d’azote. Le texte sanctionne notamment sa détention et son transport dans certaines conditions, son inhalation hors cadre médical ainsi que la provocation à cet usage. L’inhalation hors cadre médical est punie d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Des peines aggravées sont prévues dans certaines circonstances.

La loi élargit par ailleurs les possibilités de contrôle dans certaines zones frontalières, littorales, portuaires, aéroportuaires et ferroviaires afin de lutter contre la criminalité organisée. Les services compétents peuvent, sous les conditions prévues par le texte, procéder à des contrôles d’identité, à des visites de véhicules ou navires, à des fouilles de bagages, et sous certaines conditions, à des fouilles à corps.

 

Des moyens technologiques et procéduraux renforcés


Le texte étend enfin le recours aux dispositifs automatisés de contrôle des véhicules. Les données recueillies peuvent être exploitées pour certaines infractions graves, sans recours à la reconnaissance faciale. Une expérimentation autorise également l’analyse automatisée de mouvements de véhicules susceptibles de révéler des faits relevant notamment de la criminalité organisée.

La vidéoprotection algorithmique expérimentée à l’occasion des Jeux olympiques de 2024 est prolongée jusqu’au 31 décembre 2030 dans certains lieux exposés à des risques terroristes ou à des atteintes graves à la sécurité des personnes.

Enfin, certains agents de police judiciaire adjoints spécialement formés pourront désormais recevoir des plaintes sous le contrôle d’un officier de police judiciaire, à l’exclusion notamment des crimes, infractions à caractère sexuel, violences conjugales et infractions commises contre des mineurs.

LR AVOCATS & ASSOCIES

Caution personnelle du dirigeant : la banque peut-elle poursuivre même après la fermeture de la société ?

Publié le : 15/10/2026 15 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Sociétés
Caution personnelle du dirigeant : la banque peut-elle poursuivre même après la fermeture de la société ?
Lorsqu’une société rencontre des difficultés financières, le dirigeant peut penser que sa fermeture ou sa liquidation judiciaire mettra fin aux dettes contractées dans le cadre de l’activité.

Cette disparition ne produit toutefois pas les mêmes effets lorsqu’il a signé une caution personnelle au profit de la banque. Par cet engagement, le dirigeant accepte de rembourser tout ou partie de la dette professionnelle si la société n’est plus en mesure de le faire.

La fermeture de l’entreprise ne suffit donc pas à libérer automatiquement la caution. La banque peut, sous certaines conditions, poursuivre le dirigeant sur son patrimoine personnel.
 

La fermeture de la société met-elle fin au cautionnement ?


Le cautionnement est un contrat par lequel une personne s’engage envers un créancier à payer la dette du débiteur si celui-ci n’y satisfait pas lui-même.

Il s’agit d’un engagement distinct de la qualité de dirigeant. La cessation d’activité, la radiation de la société ou la clôture de sa liquidation judiciaire ne font donc pas disparaître, à elles seules, la caution personnelle du dirigeant.

Selon l’article 2313 du Code civil, l’obligation de la caution s’éteint notamment lorsque la dette garantie est elle-même éteinte.

Or, une clôture de liquidation pour insuffisance d’actif empêche en principe les créanciers de reprendre leurs poursuites contre la société, mais elle n’efface pas nécessairement la dette garantie.

La banque conserve ainsi la possibilité de demander le paiement à la caution dans la limite du montant, de la durée et des dettes visées dans l’acte.

La cessation des fonctions du dirigeant n’est pas davantage suffisante. La Cour de cassation considère que l’ancien dirigeant demeure tenu des dettes couvertes par son engagement, sauf si une clause prévoit expressément que le cautionnement prendra fin avec ses fonctions (Cass. com., 15 oct. 1991, n° 89-19.122).
 

Quand la banque peut-elle poursuivre le dirigeant ?


Les possibilités de poursuite dépendent de la procédure ouverte à l’encontre de la société.

Pendant la période d’observation d’une sauvegarde ou d’un redressement judiciaire, les actions contre la caution personne physique sont en principe suspendues.

Cette protection prend fin lorsque le tribunal arrête un plan ou prononce la liquidation, conformément aux articles L. 622-28 et L. 631-14 du Code de commerce.

Une fois la liquidation judiciaire prononcée, la banque peut donc engager ou reprendre une action en paiement contre le dirigeant. Si la caution est solidaire, ce qui est fréquent en matière bancaire, elle n’a pas à poursuivre préalablement la société.

La banque devra toutefois justifier du caractère exigible de sa créance et obtenir un titre exécutoire avant de procéder à des saisies, sauf si elle en possède déjà un.

Le temps écoulé depuis la fermeture de la société ne signifie pas nécessairement que l’action est prescrite. La déclaration de créance effectuée par la banque dans la procédure collective interrompt la prescription à l’égard de la caution, et cet effet se prolonge jusqu’à la clôture de la procédure (Cass. com., 23 nov. 2022, n° 21-13.386).

Le dirigeant peut-il contester la demande de la banque ?


La fermeture de la société ne rend pas toute défense impossible. Plusieurs éléments doivent être vérifiés avant de répondre à une mise en demeure ou à une assignation.

Tout d’abord, l’acte doit respecter le formalisme applicable à la date de sa signature. Pour les cautionnements conclus depuis le 1er janvier 2022, l’article 2297 du Code civil impose notamment une mention précisant la portée et le montant de l’engagement.

La disproportion manifeste du cautionnement peut également être invoquée. Lorsqu’un engagement souscrit depuis le 1er janvier 2022 était manifestement excessif au regard des revenus et du patrimoine de la caution au jour de sa conclusion, il doit être réduit au montant auquel celle-ci pouvait raisonnablement s’engager (article 2300 du Code civil). Les actes antérieurs restent soumis à l’ancien régime juridique.

Il convient également de contrôler le respect du devoir de mise en garde de la banque, prévu par l’article 2299 du Code civil, ainsi que l’envoi de l’information annuelle de la caution.

À défaut de cette information, la banque peut perdre le bénéfice de certains intérêts et pénalités en application de l’article 2302 du Code civil.

Enfin, le montant déclaré au passif, l’admission ou le rejet de la créance, la prescription et les limites prévues par l’acte doivent être examinés.

En cas de poursuite, une analyse complète du cautionnement du dirigeant et de la procédure collective permet ainsi de déterminer si la demande de la banque peut être contestée ou réduite.

Cabinet Yves Feres
 

Peut-on être licencié pendant un arrêt maladie lié à une souffrance au travail ?

Publié le : 14/10/2026 14 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Social
Peut-on être licencié pendant un arrêt maladie lié à une souffrance au travail ?
Burn-out, épuisement professionnel, syndrome anxio-dépressif, harcèlement moral… Une situation de souffrance au travail peut conduire un salarié à être placé en arrêt maladie pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Cet arrêt suspend le contrat de travail, mais ne le met pas totalement à l’abri d’un licenciement. Un employeur peut, dans certaines circonstances, engager ou poursuivre une procédure de licenciement pendant cette période.

Une limite essentielle doit cependant être respectée : l’état de santé du salarié ne peut pas constituer le motif du licenciement. La situation devient également particulièrement sensible lorsque l’arrêt trouve son origine dans les conditions de travail ou dans des agissements imputables à l’employeur.
 

L’arrêt maladie n’interdit pas, à lui seul, tout licenciement


L’article L. 1132-1 du Code du travail interdit de sanctionner ou de licencier un salarié en raison de son état de santé.

Un employeur ne peut donc pas décider de rompre le contrat parce que le salarié souffre d’un burn-out, d'une dépression ou de toute autre pathologie ayant justifié son arrêt de travail.

En revanche, l’arrêt maladie n’empêche pas un licenciement fondé sur un motif étranger à l’état de santé.
Il peut notamment s’agir d’une faute commise avant l’arrêt ou, dans certaines circonstances, pendant celui-ci.

La Cour de cassation a d’ailleurs rappelé que l’arrêt maladie ne suspend pas les délais applicables à une procédure disciplinaire déjà engagée (Cass. soc., 27 févr. 2013, n° 11-27.130).

L’absence prolongée ou les absences répétées du salarié peuvent également, sous des conditions strictes, justifier une rupture lorsqu’elles perturbent objectivement le fonctionnement de l’entreprise et rendent nécessaire son remplacement définitif.

La frontière peut toutefois être délicate à tracer lorsque les faits reprochés sont eux-mêmes liés à la santé mentale du salarié.

Ainsi, des propos ou comportements adoptés au cours d’une période de dépression ne peuvent pas nécessairement être appréciés comme ils le seraient en temps normal.

La Cour de cassation a déjà tenu compte de l’état dépressif d’un salarié pour écarter la faute grave qui lui était reprochée (Cass. soc., 19 mai 2021, n° 19-20.566).
 

Lorsque l’arrêt trouve son origine dans le travail, le licenciement doit être examiné avec une vigilance particulière


La proximité entre l’apparition d’une souffrance au travail et l'engagement d'une procédure de licenciement peut constituer un élément important.

Dans une affaire concernant un salarié ayant signalé un burn-out et des difficultés directement liées à ses conditions de travail, une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle avait été engagée seulement huit jours après son alerte.

La Cour de cassation a considéré que cette chronologie faisait partie des éléments laissant supposer l’existence d’une discrimination fondée sur l’état de santé (Cass. soc., 5 févr. 2020, n° 18-22.399).

L’employeur est en effet tenu, conformément à l’article L. 4121-1 du Code du travail, de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale des salariés.

Cette obligation prend une importance particulière lorsque l’employeur a été alerté d’une surcharge de travail, d’un épuisement professionnel, de risques psychosociaux ou encore de faits susceptibles de caractériser un harcèlement moral.

Un licenciement intervenant dans ce contexte peut être déclaré nul s’il apparaît qu’il est, en réalité, lié à l’état de santé du salarié.

Il peut également l’être lorsque la rupture constitue une mesure prise en réaction à la dénonciation de faits de harcèlement moral.
 

Qu'en est-il lorsque la souffrance au travail conduit à une inaptitude ?


Après un arrêt maladie, le médecin du travail peut constater que l’état de santé du salarié ne lui permet plus d’occuper son poste et prononcer son inaptitude.

L’employeur doit alors respecter le régime spécifique applicable à cette situation. Il doit notamment rechercher un reclassement compatible avec les préconisations du médecin du travail, sauf lorsque l'avis médical comporte l'une des mentions permettant de l'en dispenser.

Une fois l’inaptitude constatée, l’employeur ne peut d'ailleurs pas contourner ces règles en licenciant le salarié pour un autre motif.

La Cour de cassation a jugé que ces dispositions font obstacle à un licenciement fondé sur une autre cause, même lorsqu’une procédure avait été engagée avant la déclaration d’inaptitude (Cass. soc., 8 févr. 2023, n° 21-16.258).

Enfin, lorsque l’inaptitude trouve son origine dans un harcèlement moral ou dans certains manquements de l’employeur ayant participé à la dégradation de la santé du salarié, la validité du licenciement peut elle-même être remise en cause.

Ainsi, être en arrêt maladie pour souffrance au travail n’empêche pas automatiquement tout licenciement. Mais plus la rupture est proche de l’apparition des difficultés de santé, des alertes du salarié ou de la dénonciation de ses conditions de travail, plus son véritable motif devra être examiné attentivement.

En cas de licenciement fondé sur l’état de santé ou intervenu en violation des protections attachées au harcèlement moral, le salarié peut notamment demander la nullité de la rupture, sa réintégration ou, à défaut, bénéficier du régime d’indemnisation prévu par l’article L. 1235-3-1 du Code du travail.


Maître Agbovor

Les derniers podcasts

Je vis dans un logement sans chauffage : est-ce légal ?

Publié le : 21/11/2025 21 novembre nov. 11 2025 11h59 11 59
PODCASTS
Un appartement sans chauffage, c’est tolérable ? Pas vraiment. On fait le point sur vos droits pour ne plus grelotter tout l’hiver.

Menaces, insultes ou fausses accusations sur Facebook : comment réagir avant que ça dégénère ?

Publié le : 16/10/2025 16 octobre oct. 10 2025 09h00 09 00
PODCASTS
Victime de harcèlement ou d’insultes sur Facebook ? Découvrez comment récupérer vos droits et stopper la situation
<< < 1 2 3 4 5 6 7 ... > >>

Les derniers Legal Design

La vente en viager

Publié le : 04/12/2025 04 décembre déc. 12 2025 15h48 15 48
La vente en viager
Vente atypique, le viager permet à un vendeur de céder son bien contre le versement d'une rente, jusqu'à son décès. Deux formes de viager sont alors envisageables : le viager libre ou le viager occupé. 

La dissolution du PACS

Publié le : 22/10/2025 22 octobre oct. 10 2025 09h52 09 52
La dissolution du PACS
Le PACS, c’est aussi une rupture encadrée par la loi : découvrez en un regard les étapes et conséquences juridiques de sa dissolution.

L'échéancier de paiement en VEFA

Publié le : 18/09/2025 18 septembre sept. 09 2025 09h00 09 00
 L'échéancier de paiement en VEFA
La vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) se distingue par un encadrement spécifique du paiement du prix : à chaque étape de l’avancement des travaux, seul un pourcentage déterminé du montant de la vente peut être versé.


 

Prélèvement à la source : Quid des différents taux

Publié le : 07/08/2025 07 août août 08 2025 09h00 09 00
prélèvement à la source

En pleine période de déclaration fiscale, le Mag' Juridique vous aide à comprendre les différents taux de prélèvement à la source afin de savoir pour lequel opter !



La location meublée de courte durée : obligations légales

Publié le : 11/06/2025 11 juin juin 06 2025 16h52 16 52
La location meublée de courte durée : obligations légales
Vous souhaitez vous lancer dans la location de meublés touristiques ? Retrouvez l’essentiel à savoir en la matière dans notre dernier Legal Design.

Crédits d’impôt : quelles dépenses sont éligibles ?

Publié le : 14/05/2025 14 mai mai 05 2025 17h07 17 07
Crédits d’impôt : quelles dépenses sont éligibles ?
En cette période de déclaration fiscale, découvrez grace à notre dernier Legal Design comment identifier rapidement les dépenses éligibles aux crédits d’impôt.

La rupture conventionnelle

Publié le : 09/04/2025 09 avril avr. 04 2025 16h27 16 27
La rupture conventionnelle
La rupture conventionnelle décryptée en un coup d’œil : un Legal Design pour comprendre rapidement vos droits et vos démarches

Les diagnostics immobiliers obligatoires lors d’une vente immobilière

Publié le : 19/02/2025 19 février févr. 02 2025 15h22 15 22
diagnostics immobiliers
Les diagnostics immobiliers jouent un rôle essentiel dans la transparence et la sécurité des transactions immobilières. Découvrez en un coup d'œil les diagnostics immobiliers obligatoires à fournir lors d’une vente.

Les différents abattements sur les droits de mutation

Publié le : 29/01/2025 29 janvier janv. 01 2025 08h00 08 00
différents abattements sur les droits de mutation
Les abattements fiscaux sont un levier essentiel pour optimiser vos transmissions et alléger vos droits, à condition d’en maîtriser les règles. Nous vous expliquons les différents abattements possibles dans notre nouveau Legal Design : 



 

Préavis du locataire : quels délais ?

Publié le : 22/11/2024 22 novembre nov. 11 2024 10h11 10 11
Préavis du locataire : quels délais ?
La durée du préavis du locataire varie selon les caractéristiques de la location ou de la situation personnelle du locataire. 

Heures supplémentaires des salariés du privé [Part 3] - Le paiement

Publié le : 23/10/2024 23 octobre oct. 10 2024 17h22 17 22
Heures supplémentaires des salariés du privé [Part 3] - Le paiement
Les heures supplémentaires effectuées par les salariés du privé ouvrent droit à une contrepartie, sous la forme de majoration du taux horaire, et/ou de repos.



Heures supplémentaires des salariés du privé [Part 2] - Les salariés concernés

Publié le : 24/09/2024 24 septembre sept. 09 2024 17h43 17 43
Heures supplémentaires des salariés du privé [Part 2] - Les salariés concernés
Dans la poursuite de notre analyse relative aux heures supplémentaires réalisées dans le privé, observons ce mois-ci quels salariés sont en mesure d'en accomplir et comment l'employeur doit-il formuler sa demande.

Heures supplémentaires des salariés du privé [Part 1] - Le volume

Publié le : 31/07/2024 31 juillet juil. 07 2024 09h00 09 00
Heures supplémentaires des salariés du privé [Part 1] - Le volume
Le Mag' juridique vous propose, au travers d'une série de Legal Design, d'appréhender la notion d'heures supplémentaires, en commençant cette semaine par le contingent relatif à ces heures.

[PARTIE 4] Les principales clauses d'aménagement des régimes matrimoniaux : La clause de prélèvement moyennant indemnité

Publié le : 20/06/2024 20 juin juin 06 2024 12h04 12 04
[PARTIE 4] Les principales clauses d'aménagement des régimes matrimoniaux : La clause de prélèvement moyennant indemnité
Dans la poursuite de l'étude des différentes clauses permettant d'aménager un régime matrimonial, voyons aujourd'hui celle permettant à l'un des époux lors de la dissolution de la communauté de prélever un bien en priorité.

 

[PARTIE 3] Les principales clauses d'aménagement des régimes matrimoniaux - La clause de mise en communauté

Publié le : 05/06/2024 05 juin juin 06 2024 16h08 16 08
La clause de mise en communauté
La clause de mise en communauté permet au conjoint survivant de récupérer, lors du décès de son époux, la moitié d'un de ses biens propres.

 

[PARTIE 2] Les principales clauses d'aménagement des régimes matrimoniaux - La clause de préciput

Publié le : 07/05/2024 07 mai mai 05 2024 09h38 09 38
clause de préciput
La clause de préciput est une mesure de protection pour le conjoint survivant qui lui permet de prélever certains biens avant mise en œuvre du partage successoral. 

[PARTIE 1] Les principales clauses d'aménagement des régimes matrimoniaux - La clause d'attribution intégrale

Publié le : 08/04/2024 08 avril avr. 04 2024 14h43 14 43
La clause d'attribution intégrale
Plusieurs clauses insérées au contrat de mariage permettent d'aménager le régime matrimonial des époux. Parmi elles figure la clause d'attribution intégrale, permettant à l'époux survivant de recueillir en priorité les biens de son conjoint.

L'abandon de poste

Publié le : 21/02/2024 21 février févr. 02 2024 10h12 10 12
L'abandon de poste
Depuis 2023, l'abandon de poste du salarié peut être considéré comme une présomption de démission, là où auparavant il produisait les mêmes effets qu'un licenciement.

Le fonctionnement de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Publié le : 16/01/2024 16 janvier janv. 01 2024 09h56 09 56
Le fonctionnement de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI)
L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) est un impôt applicable sur le patrimoine immobilier des contribuables français. Au travers de ce nouveau legal Design, découvrez son fonctionnement et les barèmes pour 2024.

Plus-value immobilière : abattements pour durée de détention

Publié le : 13/12/2023 13 décembre déc. 12 2023 09h00 09 00
Plus-value immobilière : abattements pour durée de détention
Lorsque le vendeur d'un bien immobilier génère une plus-value, il peut bénéficier d'abattements, conditionnés par la durée de possession du bien cédé.

 

Les différents types de licenciements

Publié le : 08/11/2023 08 novembre nov. 11 2023 11h03 11 03
Les différents types de licenciements
Lorsqu'un employeur souhaite licencier un salarié, il doit justifier d'une cause et d'un motif, lesquels sont en France, strictement limités. Explications.


La résiliation d'un contrat à reconduction tacite

Publié le : 10/10/2023 10 octobre oct. 10 2023 08h00 08 00
La résiliation d'un contrat à reconduction tacite
Selon la réception d'un avis d'échéance, le consommateur est en mesure de résilier son contrat à date échéance, voire à tout moment. Explications.


 

Régimes matrimoniaux : La participation aux acquêts [ PARTIE 4 ]

Publié le : 19/09/2023 19 septembre sept. 09 2023 08h00 08 00
Régimes matrimoniaux : La participation aux acquêts [ PARTIE 4 ]
L’étude des différents régimes matrimoniaux se clôture avec la participation aux acquêts, régime hybride entre la séparation de biens et la communauté réduite aux acquêts.

Régimes matrimoniaux : La séparation de biens [ PARTIE 3 ]

Publié le : 18/07/2023 18 juillet juil. 07 2023 12h01 12 01
Régimes matrimoniaux : La séparation de biens [ PARTIE 3 ]
Lorsque les époux optent pour le régime de la séparation de biens, chacun d'eux conserve l'administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels.

Si au cours du mariage ils acquièrent un bien ensemble, comme le logement familial, les conjoints sont propriétaires indivis à hauteur de la part financée.

Régimes matrimoniaux : La communauté universelle [ PARTIE 2 ]

Publié le : 20/06/2023 20 juin juin 06 2023 09h04 09 04
Régimes matrimoniaux : La communauté universelle [ PARTIE 2 ]
Sauf dispositions inverses venant aménager le régime, dans le cadre de la communauté universelle, le patrimoine des époux est mis en commun par le mariage sans distinction avec des biens propres. 

[PJ-1]

Régimes matrimoniaux : La communauté réduite aux acquêts [Partie 1]

Publié le : 09/05/2023 09 mai mai 05 2023 16h45 16 45
Régimes matrimoniaux : La communauté réduite aux acquêts [Partie 1]
La communauté réduite aux acquêts, régime matrimonial où le patrimoine des époux se compose de biens propres acquis avant le mariage, et de biens communs acquis pendant.

[PJ-1]

Le démembrement de propriété

Publié le : 11/04/2023 11 avril avr. 04 2023 15h32 15 32
Le démembrement de propriété
Le démembrement de propriété est l'acte juridique qui permet de diviser la pleine propriété en nue-propriété et usufruit. 

[PJ-1]

La procédure d’expulsion en cas de loyers impayés

Publié le : 14/03/2023 14 mars mars 03 2023 11h49 11 49
La procédure d’expulsion en cas de loyers impayés
Or période de trêve hivernale, les bailleurs peuvent engager une procédure d'expulsion contre les locataires en impayés de loyers. Voici comment.

[PJ-1]

 

Les personnes autorisées à adopter un enfant

Publié le : 18/01/2023 18 janvier janv. 01 2023 17h17 17 17
Les personnes autorisées à adopter un enfant
Véritable projet de vie, l'adoption d'un mineur suppose des conditions tenant aux qualités des adoptants. Explications. 

[PJ-1]

Les conditions de validité d'une marque

Publié le : 21/12/2022 21 décembre déc. 12 2022 10h33 10 33
Les conditions de validité d'une marque
La marque est ce qui permet de distinguer une entreprise d'une autre, notamment les produits et services qu'elle commercialise. Pour passer la procédure d'enregistrement, toute marque doit respecter 3 principales conditions de validité.

Le droit de retrait du salarié

Publié le : 07/12/2022 07 décembre déc. 12 2022 09h57 09 57
Le droit de retrait du salarié
En cas de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, comme un incendie ou un risque d'agression, le salarié peut quitter son poste de travail sans autorisation préalable. Le Code du travail lui garantit en effet un droit de retrait. 

La dissolution du PACS

Publié le : 09/11/2022 09 novembre nov. 11 2022 12h21 12 21
La dissolution du PACS
Dissoudre un PACS est plus simple qu'un divorce. Les formalités dépendent de la cause de dissolution. 

[PJ-1]

La composition d'un fonds de commerce

Publié le : 26/10/2022 26 octobre oct. 10 2022 09h37 09 37
La composition d'un fonds de commerce
Le fonds de commerce est constitué d'éléments nécessaires au développement de l'activité. Les voici. 

[PJ-1]

La prise d'acte : rupture du contrat de travail par le salarié

Publié le : 12/10/2022 12 octobre oct. 10 2022 11h02 11 02
La prise d'acte : rupture du contrat de travail par le salarié
Le salarié, lorsqu'il estime que l'employeur manque gravement à ses obligations, peut rompre son contrat de travail et saisir le Conseil de Prud'hommes afin qu'il se prononce sur les effets de la rupture. 

[PJ-1]

Le calcul de la plus-value immobilière

Publié le : 28/09/2022 28 septembre sept. 09 2022 11h23 11 23
Le calcul de la plus-value immobilière
Lorsqu'un bien immobilier est revendu plus cher que par rapport à son prix d'acquisition, une plus-value immobilière est réalisée. Voici comment celle-ci est déterminée. 

Les devoirs entre époux

Publié le : 14/09/2022 14 septembre sept. 09 2022 09h00 09 00
Les devoirs entre époux
Vous connaissez probablement la célèbre phrase : les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance ? Que regroupent en réalité ces devoirs ? 

[PJ-1]

Le travail de nuit

Publié le : 27/07/2022 27 juillet juil. 07 2022 15h10 15 10
Le travail de nuit
Le travail de nuit peut s'avérer épuisant et dangereux pour la santé des salariés. À ce titre, cette pratique encadrée par le droit du travail, doit impérativement respecter des critères de durée et de contrepartie.


Les garanties légales de construction

Publié le : 13/07/2022 13 juillet juil. 07 2022 11h41 11 41
Les garanties légales de construction
Lorsque vous faites construire un bâtiment et que vous réceptionnez les travaux, différentes garanties s'offrent alors à vous en cas de problèmes liés à la construction. On vous explique... 

Le Pacte Civil de Solidarité

Publié le : 29/06/2022 29 juin juin 06 2022 10h19 10 19
Legal Design : Le Pacte Civil de la Solidarité
Différent du mariage, le PACS permet toutefois d'organiser la vie commune de deux partenaires. Voici les conditions attachées à la conclusion du PACS et ses effets. 

Le droit à la déconnexion des salariés

Publié le : 08/06/2022 08 juin juin 06 2022 14h01 14 01
Le droit à la déconnexion des salariés
Afin de concilier la vie professionnelle et personnelle des salariés, l'employeur doit veiller au respect de leur droit à la déconnexion, en s'assurant que les temps de repos et de congés soient respectés.  

La réception des travaux

Publié le : 25/05/2022 25 mai mai 05 2022 12h17 12 17
Legal Design - la réception des travaux
Lors de la construction d'un ouvrage construit dans le cadre d'un contrat de construction de maison individuelle (CCMI), la réception des travaux est l'étape finale où le maître d'ouvrage peut relever de tous les défauts apparents sur la construction. 

 

Les droits du conjoint survivant dans la succession en présence d'enfants

Publié le : 11/05/2022 11 mai mai 05 2022 15h17 15 17
Les droits du conjoint survivant dans la succession en présence d'enfants
Lorsqu'ils sont mariés et que l'un d'entre eux décède, les époux ont des droits dans la succession de leur conjoint, lesquels dépendent de la présence d'enfants issus de l'union ou non. 


 

Le temps de repos des salariés

Publié le : 27/04/2022 27 avril avr. 04 2022 11h53 11 53
Le temps de repos des salariés
En plus de bénéficier d'un repos journalier et hebdomadaire, chaque salarié dispose d'un temps de repos obligatoire au sein de sa journée de travail. 



 

L'échéancier de paiement en VEFA

Publié le : 06/04/2022 06 avril avr. 04 2022 14h19 14 19
échéancier de paiement en VEFA
La particularité de la vente en l’état futur d’achèvement (VEFA), est qu’elle obéît à des règles précises concernant le versement du prix, puisque selon le stade d’avancée des travaux, seul un certain pourcentage du montant de la vente peut être réglé.

La réserve héréditaire et la quotité disponible

Publié le : 23/03/2022 23 mars mars 03 2022 12h16 12 16
La réserve héréditaire et la quotité disponible
Le patrimoine d'une personne se compose de deux masses : la réserve héréditaire et la quotité disponible. Chacune obéit à des règles propres, notamment en cas de dons ou legs.

 

Les différentes formes de donations [Part 8] La donation partage

Publié le : 09/03/2022 09 mars mars 03 2022 16h17 16 17
Les différentes formes de donations [Part 8] La donation partage
Terminons notre analyse des différentes formes de donations, par la donation-partage, laquelle permet d'organiser la répartition du patrimoine, de son vivant. 

Les différentes formes de donations [Part 7] La donation graduelle

Publié le : 23/02/2022 23 février févr. 02 2022 09h18 09 18
La donation graduelle
La donation graduelle est celle qui permet de transmettre un bien, par exemple à plusieurs générations. Le premier bénéficiaire, contrairement à la donation résiduelle, s'engage à assurer la sauvegarde du bien jusqu'à son décès. 

Les différentes formes de donation [PART 6] La donation résiduelle

Publié le : 09/02/2022 09 février févr. 02 2022 14h13 14 13
La donation résiduelle
Ce type de libéralité permet de désigner deux bénéficiaires de la donation, où le second reçoit au décès du premier, le reliquat de ce qu'il reste des biens donnés initialement. 

Les différentes formes de donations [Part 5] La donation avec charge

Publié le : 26/01/2022 26 janvier janv. 01 2022 11h22 11 22
La donation avec charge
Lorsqu'une donation est effectuée en mettant à la charge de la personne qui reçoit le don, le respect d'une obligation telle que l'entretien du bien ou l'organisation des obsèques du donateur, par exemple, il s'agit alors d'une donation dite avec charge. 

Les différentes formes de donations [Part 4] La donation entre époux

Publié le : 12/01/2022 12 janvier janv. 01 2022 16h04 16 04
 La donation entre époux
Souvent appelée donation au dernier vivant, il est possible grâce à cet acte notarié d'augmenter la part successorale du conjoint survivant, en tenant compte du nombre d'enfants présents. 

Les différentes formes de donations [PART 3] La donation déguisée

Publié le : 22/12/2021 22 décembre déc. 12 2021 16h09 16 09
Les différentes formes de donations [PART 3] La donation déguisée
La donation déguisée a pour particularité d'emprunter la forme d'un acte onéreux tout en n'étant pas un. Même si elle reste valable sous certaines conditions, en cas de fraude l'administration fiscale pourra appliquer des pénalités en plus de réclamer les droits de mutation correspondant à la libéralité.


 

Les différentes formes de donations [PART 2] La donation indirecte

Publié le : 15/12/2021 15 décembre déc. 12 2021 11h31 11 31
Les différentes formes de donations [PART 2] La donation indirecte
Si vous payez la dette d'un tiers à sa place, que vous souscrivez une assurance-vie à son profit, ou que vous achetez un bien pour un membre de votre famille, il s'agira d'une donation indirecte. Attention toutefois au calcul des parts successorales ! 

Les différentes formes de donations [PART 1] La donation manuelle

Publié le : 01/12/2021 01 décembre déc. 12 2021 17h06 17 06
La donation manuelle
Le Mag' juridique vous propose pour les prochaines semaines une analyse des différentes formes de donations au travers de Legal Design. Cette semaine, focus sur la donation manuelle, souvent utilisée pour les dons familiaux.

Le temps de travail

Publié le : 17/11/2021 17 novembre nov. 11 2021 10h44 10 44
Legal design : Le temps de travail
Durée de travail minimale, maximale? Journalière ? Hebdomadaire ou mensuelle ? Le Mag' Juridique vous aide à y voir plus clair concernant la durée légale du travail. 

LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIVORCES [Part 4] - Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

Publié le : 28/07/2021 28 juillet juil. 07 2021 09h43 09 43
Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

L'altération définitive du lien conjugal a lieu lorsque la cessation d'une communauté de vie entre les époux d'au moins un an est constatée. Il s'agit également d'un motif de divorce. 


LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIVORCES [Part 3] Le divorce pour faute

Publié le : 13/07/2021 13 juillet juil. 07 2021 18h16 18 16
LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIVORCES [Part 3] Le divorce pour faute

Contentieux par nature, le divorce pour faute nécessite que soit rapportée la preuve que l'un des époux a manqué aux devoirs découlant du mariage


LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIVORCES [Part 2] Le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage

Publié le : 30/06/2021 30 juin juin 06 2021 10h00 10 00
 Le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage

Appelé également "divorce accepté" il s'agit d'une forme de divorce contentieux où les époux sont d'accord sur le fait de divorcer, mais ne parviennent pas à trancher concernant la totalité ou certains effets du divorce.


LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIVORCES [Part 1] Le divorce par consentement mutuel

Publié le : 16/06/2021 16 juin juin 06 2021 16h01 16 01
Le divorce par consentement mutuel

Pour cette nouvelle série de Legal Design, le Mag' Juridique revient sur les différents types de divorces. Cette semaine : le divorce par consentement mutuel, possible lorsque les époux sont d'accord sur le principe de divorce et ses effets.


Legal design : prélèvement à la source : Quid des différents taux

Publié le : 19/05/2021 19 mai mai 05 2021 15h37 15 37
Legal Design : Prélévement à la source. Quid des différents taux

En pleine période de déclaration fiscale, le Mag' Juridique vous aide à comprendre les différents taux de prélèvement à la source afin de savoir pour lequel opter !


Réforme de la procédure civile [PARTIE 5]

Publié le : 02/12/2020 02 décembre déc. 12 2020 14h58 14 58
Réforme de la procédure civile [PARTIE 5]

Dans la suite de notre série consacrée à la réforme de la procédure civile, cette semaine : la procédure devant le Conseil de Prud’hommes.
Cette juridiction où siègent des conseillers est chargée de trancher des litiges entre employeurs et salariés relatif à l’exécution d’un contrat de travail de droit privé



Réforme de la procédure civile [PARTIE 4]

Publié le : 17/11/2020 17 novembre nov. 11 2020 15h42 15 42
Réforme de la procédure civile [PARTIE 4]
Dans la suite de notre série consacrée à la réforme de la procédure civile, cette semaine : la procédure devant le Tribunal de commerce.

Le Tribunal de commerce tranche des litiges entre sociétés, mais également entre une société et un particulier. La particularité de cette procédure est qu’elle est exclusivement orale 

Réforme de la procédure civile [ PARTIE 3 ]

Publié le : 03/11/2020 03 novembre nov. 11 2020 15h14 15 14
Réforme de la procédure civile  [ PARTIE 3 ]
Dans la suite de notre série consacrée à la réforme de la procédure civile, cette semaine : les procédures d’urgence devant le Tribunal judiciaire.

Lorsque la nature du litige nécessite un solution rapide, ou ne serait-ce que provisoire, le Tribunal judiciaire peut être saisi sous la forme d’un référé, d’une procédure accélérée au fond, d’une procédure sur requête ou d’une procédure à jour fixe 


 

Infographie : Réforme de la procédure civile [ PARTIE 2 ]

Publié le : 20/10/2020 20 octobre oct. 10 2020 11h12 11 12
Infographie : Réforme de la procédure civile [ PARTIE 2 ]
Dans la suite de notre série consacrée à la réforme de la procédure civile, cette semaine : la procédure orale devant le Tribunal judiciaire. 

Presque similaire à la procédure écrite, on note en phase préalable les formalités spécifiques à une éventuelle procédure de conciliation, ainsi que des règles de représentation qui diffèrent 

Infographie : La procédure écrite devant le Tribunal judiciaire [ PARTIE 1 ]

Publié le : 06/10/2020 06 octobre oct. 10 2020 10h12 10 12
Infographie : La procédure écrite devant le Tribunal judiciaire [ PARTIE 1 ]
La réforme de la procédure civile est venue bouleverser les modes de saisines devant les juridictions françaises. 

La rédaction du Mag' Juridique vous propose une série d'infographies récapitulant les différents modes de saisines devant les différentes juridictions, et leurs spécificités. 

Cette semaine : la procédure écrite devant le Tribunal judiciaire.


 

INSCRIPTION NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter
* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.

Suggestion d'articles

Arrêts maladie : les nouvelles durées maximales de prescription depuis le 1er septembre 2026

Publié le : 19/10/2026 19 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Social
Arrêts maladie : les nouvelles durées maximales de prescription depuis le 1er septembre 2026
...

Sous-traitance : l’indemnisation des travaux supplémentaires en l’absence de cautionnement

Publié le : 16/10/2026 16 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Immobilier
Sous-traitance : l’indemnisation des travaux supplémentaires en l’absence de cautionnement
...

Loi du 18 août 2026 : ce qui change en matière pénale

Publié le : 16/10/2026 16 octobre oct. 10 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Pénal
 Loi du 18 août 2026 : ce qui change en matière pénale
...