La Cour de cassation a été appelée à se prononcer sur la portée d’une formule exécutoire apposée sur un acte notarié.
En l’espèce, une caution sollicitait de la sous-caution le remboursement de la somme qu’elle avait elle-même versée au créancier principal. Pour ce faire, elle avait mis en œuvre une procédure de saisie-attribution à l’encontre de la sous-caution.
La cour d’appel avait rejeté sa demande, considérant que l’acte notarié de prêt, bien que signé par les parties, ne constituait pas un titre exécutoire. Elle avait en outre estimé que la caution ne pouvait exercer aucun recours subrogatoire à l’encontre de la sous-caution, cette dernière n’ayant vocation qu’à garantir l’engagement de la caution en cas de défaillance de celle-ci, et non celle de l’emprunteur.
La Cour de cassation censure cette décision. Elle juge que la formule exécutoire figurant sur un acte de prêt notarié confère à l’engagement de la sous-caution force exécutoire au profit de la caution, dès lors que cet engagement est intégré dans l’acte. Elle précise que la caution, ayant réglé la dette du débiteur principal, peut, sur le fondement de ce titre exécutoire, exercer une action personnelle contre la sous-caution pour obtenir remboursement.
L’acte notarié mentionnait en effet expressément l’engagement solidaire de la sous-caution au remboursement du prêt en cas de défaillance, et la caution avait bien exécuté son obligation en lieu et place de l’emprunteur.
Cass, civ 3ème du 27 mars 2025, n°23-17.940
Selon l’article L 1123-1 1° du Code général de la propriété des personnes publiques, dans sa version applicable avant la loi du 21...
Cass, civ 2ème du 27 mars 2025, n°22-21.989
En vertu de l’article 789 du Code de procédure civile, et notamment ses alinéas 1 et 6, le juge de la mise en état est exclusiveme...
Cass. soc du 2 avril 2025, n°23-20.987
Dans le cadre d’un licenciement reconnu comme étant nul, mais où le salarié ne demande pas sa réintégration, celui-ci a droit à une i...
Cass, com du 2 avril 2025, n° 23-22.311
En vertu de l’ancien article 2291 alinéa 2 du Code civil, la sous-caution garantit non pas la dette du débiteur principal envers le cr...
L’article 386 du Code de procédure civile prévoit qu’une instance peut être frappée de péremption lorsqu’aucune diligence n’est accomplie pendant un délai de deux ans. Toutefois, un acte accompli dans une autre instance peut interrompre ce délai si les deux procédures sont liées par un lien de dépendance direct et nécessaire. Ce lien suppose que l’issue de l’une influence nécessairement l’autre...