Par une décision du 18 mars 2026, la Cour de cassation précise les conditions de recevabilité de l’action en parasitisme dans le cadre d’un appel, et en rappelle les contours.
A la suite de l’annulation de ses marques, une société, initialement déboutée de son action en contrefaçon contre une montre concurrente, avait formé en appel une demande fondée sur le parasitisme. La Cour d'appel avait déclaré cette demande irrecevable comme nouvelle.
Saisie de l’affaire, la Cour de cassation censure ce raisonnement. Se fondant sur les articles 564 et 565 du Code de procédure civile, elle juge que lorsque l’action en contrefaçon est rejetée pour défaut de droit privatif, une action en concurrence déloyale ou en parasitisme fondée sur les mêmes faits tend aux mêmes fins, à savoir l’interdiction et l’indemnisation, et est donc recevable pour la première fois en appel.
Sur le fond, elle rappelle, au visa de l’article 1240 du Code civil, que le parasitisme consiste à se placer dans le sillage d’autrui pour tirer indument profit de ses investissements. Elle censure également l’analyse de la Cour d'appel qui avait écarté toute faute en raison de l’absence de droits privatifs sur les caractéristiques du produit ou de l’absence de concurrence directe.
La Haute juridiction souligne que ces critères sont inopérants, car le parasitisme peut exister indépendamment de tout droit privatif et en dehors de toute situation de concurrence.
La Cour de cassation précise le régime de prescription de l’action en recouvrement exercée par l’ONIAM contre les assureurs des structures reprises par l’Établissement français du sang...
Par un arrêt rendu après renvoi du Tribunal des conflits, la Cour de cassation rappelle la portée impérative des décisions de ce dernier en matière de répartition des compétences entre les ordres de juridiction...
Par une décision du 18 mars 2026, la Cour de cassation précise les conditions de recevabilité de l’action en parasitisme dans le cadre d’un appel, et en rappelle les contours...
Dans un arrêt du 17 mars 2026, la Cour de cassation rejette les pourvois formés contre une décision ayant condamné deux prévenus pour prêt illicite de main-d’œuvre...
La qualification de clause pénale ne se laisse pas aisément contourner par le jeu des qualifications contractuelles. L’arrêt sous étude en offre une nouvelle illustration, à propos d’une clause de non-concurrence assortie d’une déchéance d’indemnité...