La répression pénale des manquements comptables des dirigeants sociaux suppose une définition précise du moment où l’obligation légale devient exigible. En l’espèce, la Cour de cassation était saisie de la question de la caractérisation du délit de non-établissement des comptes annuels dans une société par actions simplifiée.
La cour d’appel avait déclaré le président de la SAS coupable du délit prévu aux articles L. 242-8 et L. 244-1 du code de commerce, en retenant qu’il s’agissait d’une infraction d’omission consommée dès l’absence des documents comptables à la date exigée par les commissaires aux comptes. Elle relevait notamment l’absence de convocation des assemblées générales et l’intention du dirigeant de dissimuler la situation financière de la société.
La Cour de cassation censure cette décision pour défaut de base légale. Elle reproche aux juges du fond de ne pas avoir vérifié les règles applicables à la SAS, lesquelles excluent, en principe, l’obligation d’approbation des comptes dans un délai légal de six mois, sauf dispositions statutaires ou présence d’un associé unique. En s’abstenant d’examiner ces éléments déterminants, la cour d’appel n’a pas précisément identifié la date d’exigibilité de l’obligation comptable.
Cass. crim du 6 janvier 2026, n°24-81.212
Selon les articles L.121-16 et L.121-16-1, devenus L.221-2 et L.221-3 du Code de la consommation, l’extension des dispositions prote...
La deuxième chambre civile de la Cour de cassation a apporté le 8 janvier dernier une précision essentielle pour les employeurs donneurs d’ordre en matière de solidarité financière liée au travail dissimulé...
La répression pénale des manquements comptables des dirigeants sociaux suppose une définition précise du moment où l’obligation légale devient exigible. En l’espèce, la Cour de cassation était saisie de la question de la caractérisation du délit de non-établissement des comptes annuels dans une société par actions simplifiée...
Au cœur de la mission de protection de la santé publique et de la sécurité des patients, le devoir d’alerte de l’infirmier repose sur une obligation juridique et déontologique q...
Cass. civ 1ère du 17 décembre 2025, n°23-13.437
Après plusieurs années d’application, le droit du cautionnement continue de réserver des surprises. Tel est le cas de l’arrêt...
Cass. com du 10 décembre 2025, n°24-20.714
Dans le cadre d’une procédure collective, le bailleur est fondé à solliciter la résiliation du bail lorsque le débiteur ne s’acquit...