Rappelant les articles L 1121-1, L 1132-1 et L 1132-4 du Code du travail, la Cour de cassation censure un arrêt qui avait validé le licenciement d’une agente de service pour avoir remis une bible à une mineure suivie par une association.
Si un fait tiré de la vie personnelle ne peut, en principe, fonder une sanction disciplinaire qu’en cas de manquement à une obligation contractuelle, tout acte pris en méconnaissance de l’interdiction des discriminations liées aux convictions religieuses est nul.
En l’espèce, la cour d’appel avait écarté la discrimination en retenant le contexte de vulnérabilité des mineurs accueillis, les exigences de neutralité figurant au règlement intérieur et un comportement qualifié de prosélyte, réitéré après des sanctions de 2016 et 2018, pour conclure à une cause réelle et sérieuse.
La Haute juridiction relève au contraire que la salariée, non éducatrice, s’est déplacée à l’hôpital en dehors du temps et du lieu de travail pour remettre une bible, hors exercice de ses fonctions. Des faits, relevant de selon-elle de sa vie personnelle et de l’expression de sa liberté de religion, qui ne pouvaient justifier un licenciement disciplinaire sans caractériser un manquement contractuel. Le licenciement est donc discriminatoire et nul.
L’article 1843-4 du Code civil prévoit le recours à un expert judiciaire pour déterminer le prix de cession ou de rachats de droits sociaux en cas de désaccord. Ce mécanisme, co...
Cass. crim du 23 septembre 2025, n°20-86.015
La Cour de cassation rappelle, dans un arrêt du 23 septembre 2025, la primauté du droit de l’Union européenne en matière d’assura...
Cass. soc du 25 septembre 2025, n°23-14.017
À la suite d’un accident du travail, une victime avait engagé une action en reconnaissance de la faute inexcusable contre l’entrep...
Conseil Constitutionnel, décision du 19 septembre 2025, n°2025-1160/1161/1162
Le Conseil constitutionnel, saisi de trois QPC jointes, juge conformes à la Constitution les mot...
Cass. civ 1ère du 10 septembre 2025, n°24-22.721
La Cour de cassation était saisie d’une demande de retour d’un enfant au Japon après que le père l’avait ramené en France....
Cass. soc du 10 septembre 2025, n°23-22.722
Rappelant les articles L 1121-1, L 1132-1 et L 1132-4 du Code du travail, la Cour de cassation censure un arrêt qui avait validé l...