Pour qu’une maladie soit reconnue comme d’origine professionnelle, certaines conditions doivent être remplies, notamment celles fixées par les tableaux annexés au Code de la Sécurité sociale. Ces conditions comprennent, selon les cas, une durée minimale d’exposition au risque.
Mais à quelle date faut-il apprécier cette durée : celle de la première constatation médicale ou celle de la déclaration de maladie professionnelle ?
Dans un arrêt du 26 juin 2025, la Cour de cassation apporte une réponse claire : seule la date de la déclaration de maladie professionnelle, accompagnée du certificat médical initial, est pertinente pour évaluer la durée d’exposition au risque, et non la date de première constatation médicale. Cette dernière ne correspond ni au moment où la victime est informée de l’origine professionnelle de sa pathologie, ni à celui de la déclaration formelle auprès de la caisse.
En l’espèce, bien que la première constatation médicale ait eu lieu en 2015, la salariée avait poursuivi une activité exposante jusqu’en 2018. Dès lors, la condition d’exposition d’un an prévue par le tableau n°57 était satisfaite, rendant la reconnaissance de la maladie opposable à l’employeur.
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