Le principe de non-rétroactivité des lois suppose que la loi ne peut produire d’effets que pour l’avenir. Toutefois, ce principe connaît des exceptions, notamment en matière pénale, avec la rétroactivité des lois pénales plus douces. Ce principe, appelé rétroactivité « in mitius », signifie qu’une loi nouvelle plus sévère que l’ancienne ne peut s’appliquer à des faits commis avant son entrée en vigueur dès lors qu’ils n’ont pas encore été définitivement jugés.
En mars 2007 une société avait acquis un terrain en bénéficiant d’une exonération des droits de mutation, en vertu du régime de faveur prévu à l’article 1115 du Code général des impôts. Le bien a été revendu en juillet 2013. En décembre 2018, l’administration fiscale lui avait notifié une proposition de rectification, en remettant en cause le bénéfice de ce régime au motif que l’engagement de revendre dans un délai de quatre ans n’avait pas été respecté. Après le rejet de sa réclamation contentieuse, la société avait assigné l’administration afin de faire constater l’irrégularité de la procédure de redressement pour cause de prescription, d’obtenir l’annulation de la décision de rejet et la décharge de l’imposition.
Se fondant sur l’article 2 du Code civil, la Cour de cassation rappelle qu’une loi nouvelle, bien qu’applicable immédiatement aux effets futurs des situations juridiques non contractuelles en cours, ne peut remettre en cause des obligations valablement constituées sous l’empire de la loi nouvelle. En matière fiscale, l’imposition doit être appréciée au regard des conditions en vigueur à la date du fait générateur de l’impôt.
Par conséquent, encourt la cassation la Cour d’appel, qui avait estimé que l’allongement du délai de revendre de quatre à cinq ans, instauré par la loi n°2010-237 du 9 mars 2010, pouvait s’appliquer rétroactivement à des engagements pris avant l’entrée en vigueur de la loi, soit avant le 11 mars 2010, en se fondant sur le principe de rétroactivité de la loi pénale plus douce.
À la signature d’un contrat de location, le versement d’un dépôt de garantie est une pratique quasi systématique. Encadrée par la loi du 6 juillet 1989, cette somme n’est pas un...
L’ouverture d’une succession vacante n’interrompt ni ne suspend automatiquement la prescription des créances à l’encontre de la succession. Les créanciers doivent déclarer leur créance au curateur, mais conservent la possibilité d’agir en justice pour obtenir un titre exécutoire...
En matière de location d’un logement vide à usage d’habitation principale, le locataire peut donner congé à tout moment, moyennant un préavis d’un à trois mois selon les cas (article 15 de la loi du 6 juillet 1989)...
Le principe de non-rétroactivité des lois suppose que la loi ne peut produire d’effets que pour l’avenir. Toutefois, ce principe connaît des exceptions, notamment en matière pénale, avec la rétroactivité des lois pénales plus douces...
Lorsqu’un licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse, l’article L 1235-3 du Code du travail impose un barème d’indemnisation (barème Macron) dont les montants varient selon l’ancienneté du salarié...
Les clauses attributives de juridiction nourrissent un contentieux abondant. Fréquemment acceptées lors de la conclusion du contrat, elles sont souvent contestées une fois le litige survenu...