Congés : comprendre la notion de "jours de fractionnement"

Congés : comprendre la notion de "jours de fractionnement"

Publié le : 26/06/2023 26 juin juin 06 2023

Les jours de fractionnement prennent la forme de congés supplémentaires dont bénéficient les salariés qui fractionnent leurs congés. 
En effet, la loi impose normalement aux salariés de poser un congé principal d’un certain nombre de jours consécutifs, dans une période déterminée, de sorte qu’en cas de son respect, ils peuvent prétendre à un nombre de jours de congés supplémentaire.  

Les règles rappelées dans le présent article sont relatives au droit commun. Les conventions collectives ou les accords collectifs sont susceptibles d’aménager ces dispositions.  
 

Les congés payés et le Code du travail

Le Code du travail garantit à tout salarié, l'acquisition de 2,5 jours ouvrables, sinon 2 jours ouvrés de congés par mois travaillés, cumulables durant la période de référence, fixée du 1er juin au 31 mai de l’année suivante, et dont le total ne peut excéder trente jours ouvrables. 

Le bénéfice de ces droits est indépendant de toute distinction relative à la nature du contrat de travail, et le salarié a droit au même volume de congés, qu’il soit en CDD ou en CDI, à temps partiel ou à temps complet. 
 

Le fractionnement du congé principal 

En principe, les salariés sont tenus de poser un congé principal entre la période du 1er mai au 31 octobre (sauf accord inverse), qui ne peut être supérieur à 24 jours continus

Ce congé de principal peut cependant être fractionné, à condition que le salarié prenne un congé d’à minima 12 jours ouvrables continus dans la période du 1er mai au 31 octobre. Le reste des jours de congés acquis peut être librement posé en dehors de cette période. 

En tout état de cause, le fractionnement du congé principal suppose l’accord du salarié, sauf à ce que la prise du congé coïncide avec une période de fermeture de l’entreprise. 
 

Le bénéfice de jours de fractionnement

En cas de fractionnement du congé principal, le salarié bénéficie de jours dits de « fractionnement », qui correspondent à des congés supplémentaires, dont le nombre varie selon la prise de la fraction du congé principale. 

Si le salarié a pris entre 3 et 5 jours de son congé principal sur la période du 1er novembre au 30 avril, il bénéficie alors d’un jour ouvrable de congé supplémentaire. La pose de moins de 3 jours n’ouvre donc droit à aucun jour de congé supplémentaire. 

Lorsque sur cette même période le salarié a posé plus de 6 jours de son congé principal, alors il bénéficie de deux jours ouvrables de congés supplémentaires, au titre des jours de fractionnement. 

Étant précisé que les jours de congé principal dus au-delà de vingt-quatre jours ouvrables ne sont pas pris en compte pour l'ouverture du droit à ce supplément de jours de congé. 

Le salarié peut accepter de renoncer aux jours fractionnement en donnant son accord à l’employeur, mais de son côté, l’employeur ne peut imposer au salarié, notamment lors de la signature du contrat de travail, une renonciation anticipée au bénéfice des jours de fractionnement (Cass. soc 05/05/2021, n°20-14.390). 


PINET & ASSOCIÉS

Historique

  • Le nouveau régime du dossier pharmaceutique
    Publié le : 27/06/2023 27 juin juin 06 2023
    Articles / Divers
    Le nouveau régime du dossier pharmaceutique
    Précieux pour assurer le suivi médical des patients, le dossier pharmaceutique (DP) est un fichier informatique permettant aux professionnels de santé de consulter l’historique...
  • Comment obtenir le partage judiciaire des biens indivis d’une succession ?
    Publié le : 26/06/2023 26 juin juin 06 2023
    Fiches pratiques
    Fiches pratiques / Civil
    Comment obtenir le partage judiciaire des biens indivis d’une succession ?
    L’ouverture d’une succession, en présence de plusieurs héritiers, emporte l’indivision du patrimoine du défunt. Lorsque ceux-ci n’arrivent pas à s’entendre sur la répartition de...
  • CONSOMMATION - Décision de la commission de surendettement et report du délai de forclusion
    Publié le : 26/06/2023 26 juin juin 06 2023
    Veille Juridique
    CONSOMMATION - Décision de la commission de surendettement et report du délai de forclusion
    Cass. civ 2ème du 8 juin 2023, n°21-17.735

    La combinaison des articles L.311-52 alinéa 2 et L.331-7 du Code de la consommation (dans leur rédaction applicable au litige) permet à la Cour de cassation d’affirmer, dans un arrêt du 8 juin 2023, que la décision par laquelle la commission de surendettement des particuliers recommande l’adoption de mesures de désendettement ne faisant pas partie de la liste des événements indiqués à l’article L.311-52 alinéa 2...
  • PROCEDURES COLLECTIVES - Droit de suite du créancier nanti : dernières précisions jurisprudentielles
    Publié le : 26/06/2023 26 juin juin 06 2023
    Veille Juridique
    PROCEDURES COLLECTIVES - Droit de suite du créancier nanti : dernières précisions jurisprudentielles
    Cass. com du 14 juin 2023, n°21-15.864

    L’article L 642-12, alinéa premier du Code de commerce dispose que « Lorsque la cession porte sur des biens grevés d'un privilège spécial, d'un gage, d'un nantissement ou d'une hypothèque, le tribunal affecte à chacun de ces biens, pour la répartition du prix et l'exercice du droit de préférence, la quote-part du prix, déterminée au vu de l'inventaire et de la prisée des actifs et correspondant au rapport entre la valeur de ce bien et la valeur totale des actifs cédés »...
  • Congés : comprendre la notion de "jours de fractionnement"
    Publié le : 26/06/2023 26 juin juin 06 2023
    Fiches pratiques
    Fiches pratiques / Social
    Congés : comprendre la notion de "jours de fractionnement"
    Les jours de fractionnement prennent la forme de congés supplémentaires dont bénéficient les salariés qui fractionnent leurs congés.  En effet, la loi impose normalement aux sa...
  • SOCIÉTÉS - De l’importance de clarifier le point de départ du délai de prescription applicable
    Publié le : 23/06/2023 23 juin juin 06 2023
    Veille Juridique
    SOCIÉTÉS - De l’importance de clarifier le point de départ du délai de prescription applicable
    Cass. com du 1er juin 2023, n°21-13.716

    Une société a été dissoute par anticipation le 18 mars 2002, et un liquidateur amiable avait été désigné pour 3 ans, son mandat fut ensuite prolongé jusqu’en décembre 2007. Une assemblée générale a refusé, en janvier 2015, d’approuver les comptes de liquidation...
<< < ... 401 402 403 404 405 406 407 ... > >>

Suggestion d'articles

Burn-out, stress, dépression : une reconnaissance en maladie professionnelle est-elle possible ?

Publié le : 04/03/2026 04 mars mars 03 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Social
Burn-out, stress, dépression : une reconnaissance en maladie professionnelle est-elle possible ?
...

Travaux en cours : quelles formalités pour ajuster le permis de construire ?

Publié le : 03/03/2026 03 mars mars 03 2026 08h00 08 00
Articles / Public
Travaux en cours : quelles formalités pour ajuster le permis de construire ? - Crédit photo : © @freepik
...

Les obligations du vendeur en matière de performance énergétique

Publié le : 02/03/2026 02 mars mars 03 2026 08h00 08 00
Fiches pratiques
Fiches pratiques / Immobilier
Les obligations du vendeur en matière de performance énergétique
...