Une SAFER est informée par un notaire d’un projet de vente de vignes à des acquéreurs. Elle exerce son droit de préemption et notifie sa décision au notaire ainsi qu’aux acquéreurs à l’adresse fournie le 9 décembre 2020.
Cependant, cette première notification aux acquéreurs leur a été retournée avec la mention « défaut d’accès ou d’adressage ». Après communication d’une nouvelle adresse par le notaire, la SAFER notifie à nouveau sa décision le 29 décembre 2020, cette fois reçue par les acquéreurs le 30 décembre 2020.
Les acquéreurs évincés assignent la SAFER en annulation de la décision de préemption, en invoquant le non-respect du délai de quinze jours imparti pour leur notifier cette décision à compter de la réception de la notification par le notaire (article R143-6 du Code rural et de la pêche maritime).
La Cour d’appel de Paris annule la décision de préemption. Elle considère que le délai de quinze jours pour notifier l’acquéreur évincé court à compter de la notification au notaire, peu importe que la SAFER justifie que le notaire a fourni une adresse erronée, puisque la notification est inexistante. Ainsi, la notification tardive, reçue par les acquéreurs le 30 décembre 2020, rend la décision nulle de plein droit.
La Cour de cassation casse l’arrêt.
Elle juge que le délai de quinze jours ne commence à courir qu’à compter de la réception par la SAFER d’informations complètes et exactes sur l’identité (nom, prénoms) et l’adresse de l’acquéreur évincé. Dès lors que la première adresse était erronée, le délai n’avait pas commencé à courir, et la notification effectuée après rectification était régulière.
La Cour de cassation renvoie les parties devant la Cour d’appel de Paris autrement composée. Les acquéreurs évincés sont alors condamnés à payer à la SAFER la somme de 3 000 euros.
Ce décret met en œuvre un dispositif national de collecte, de centralisation et de partage des données relatives à l’activité des meublés de tourisme...
Une SAFER est informée par un notaire d’un projet de vente de vignes à des acquéreurs. Elle exerce son droit de préemption et notifie sa décision au notaire ainsi qu’aux acquéreurs à l’adresse fournie le 9 décembre 2020...
Une copropriété est constituée par un règlement et un état descriptif de division accompagnés d’un plan qui n’a pas été établi par un géomètre-expert. Des acquéreurs contestent la délimitation de leur lot, estimant que le plan est irrégulier et que l’accès à la voie publique empiète sur leur propriété...
Un décret du 18 mars 2026 s’adresse à l’ensemble des acteurs de la construction en France métropolitaine et modifie les exigences en termes de performance énergétique et environnementale de nombreux types de bâtiments (logements, bureaux, enseignement, santé, commerces…)...
Un décret du 18 mars 2026 modifie le code monétaire et financier afin de renforcer la lutte contre la fraude bancaire, en application de la loi du 6 novembre 2025...
En application de l’article L 2312-59 du Code du travail, un élu du CSE peut saisir le Conseil de prud’hommes selon la procédure accélérée au fond afin de faire cesser une atteinte aux droits des personnes, à la santé ou aux libertés individuelles. Toutefois, ce droit ne peut être exercé au bénéfice d’un salarié qui ne fait plus partie des effectifs au jour de la saisine...