Une femme porte des coups de couteau à plusieurs enfants de sa famille, dont son propre enfant, causant un décès et de nombreuses blessures. Elle est mise en examen, placée en détention provisoire puis en hospitalisation sous contrainte.
Le juge d’instruction, estimant qu’il existait des charges suffisantes, a ordonné la transmission au procureur général aux fins de saisine de la chambre de l’instruction.
Il est reproché à la chambre de l’instruction d’avoir décidé qu’il n’y avait pas lieu à prononcer l’irresponsabilité pénale de l’accusée. Lorsque la chambre de l’instruction est saisie en application de l’article 706-120 du code de procédure pénale, elle doit entendre les experts ayant examiné la personne mise en examen. En l’espèce, la mise en examen avait fait l’objet de trois expertises destinées à apprécier sa responsabilité pénale. La chambre de l’instruction s’est cependant contentée d’estimer qu’il existait des charges suffisantes contre elle, sans entendre aucun des experts ayant procédé à l’ultime expertise, méconnaissant les articles 168 et 706-122, alinéa 4 du code de procédure pénale.
L’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles en date du 13 décembre 2022 est par conséquent cassé, et les parties sont renvoyées devant cette même chambre, autrement composée.
Une femme porte des coups de couteau à plusieurs enfants de sa famille, dont son propre enfant, causant un décès et de nombreuses blessures. Elle est mise en examen, placée en détention provisoire puis en hospitalisation sous contrainte...
Au visa des articles 1147 et 1382 du Code civil, dans leur rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance du 10 février 2016, et du principe de réparation intégrale, la Cour de cassation confirme que toute perte de chance ouvre droit à réparation intégrale, dès lors que la réalisation de l’évènement attendu est probable...
Jusqu’à présent, la Cour de cassation jugeait qu’en matière de non-respect des dispositions statutaires d’une SAS, les décisions prises en violation ne pouvaient être frappées de nullité, que lorsqu’elles portaient sur une disposition impérative du livre II du Code de commerce, ou résultaient de la violation d’une loi relative aux contrats, et que sous réserve des cas dans lesquels il a été fait usage de la faculté, ouverte par une disposition impérative, d’aménager conventionnellement la règle posée par celle-ci, le non-respect des stipulations contenues dans les statuts ou dans le règlement intérieur n’est pas sanctionné par la nullité (Com., 18 mai 2010, pourvoi n° 09-14.855)...
Une société avait acquis un ensemble immobilier, et s’était engagée à y démolir les bâtiments existants et édifier des constructions dans un délai de quatre ans, afin de bénéficier de l'exonération des droits d'enregistrement et de la taxe de publicité foncière prévue à l'article 1594-0 G du code général des impôts...
Par un arrêt du 8 mars 2023, la Cour de cassation décide que les créances d’une assurance-vie deviennent la propriété de l’État lorsque, similairement aux autres biens placés sous-main de justice dans le cadre d’une procédure pénale, lorsqu’ ils n’ont pas été réclamés ou demandés...