Selon l'article 270 du Code civil, la prestation compensatoire vise à compenser, autant qu’il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives des époux. Conformément à l’article 271 du même code, elle est évaluée au moment où la décision de divorce acquiert force de chose jugée. Toutefois, en cas d’appel portant sur le prononcé du divorce, cette date est reportée jusqu’au jour du prononcé de l’arrêt, sauf acquiescement ou désistement.
En l’espèce, un jugement du 25 mars 2022 a prononcé le divorce entre une épouse et un époux, et a statué sur une prestation compensatoire. L'époux a interjeté appel, notamment sur le chef du prononcé du divorce et de la prestation compensatoire.
La Cour d'appel a considéré que l’appel de l’époux, bien que formellement dirigé contre le prononcé du divorce, ne comportait aucune critique ou demande de réformation sur ce point. Elle en a déduit que le divorce était devenu irrévocable à la date des premières conclusions de l’épouse intimée, soit le 5 septembre 2022. En conséquence, elle a apprécié la situation des époux à cette date pour fixer la prestation compensatoire à 70 000 euros.
La Cour de cassation casse et annule l’arrêt d’appel en rappelant qu’en cas d’appel portant sur le chef du divorce, la décision sur ce point ne peut acquérir force de chose jugée qu’au moment du prononcé de l’arrêt, sauf désistement ou acquiescement. Le fait que l’appelant n’ait pas développé d’argumentation spécifique sur ce point ne suffit pas à considérer qu’il y ait acquiescement.
Dès lors, la Cour d’appel aurait dû se placer à la date de son propre arrêt pour évaluer la prestation compensatoire.
L’article 583 du Code de procédure civile permet, à toute personne ayant intérêt, de forme tierce opposition à condition qu’elle n’ait été ni partie ni représentée au jugement qu’elle attaque...
La défaillance de l’emprunteur représente la majorité des contentieux liés aux contrats de prêts. Si dans la plupart des affaires les prêts sont libellés en euro, il existe toutefois certains contrats libellés en devise étrangère et notamment en francs suisses...
La Cour de cassation a eu l’occasion de rendre un arrêt fort intéressant combinant prescription triennale de l’action en recouvrement de l’URSSAF et Covid-19...
Lorsqu’un conducteur est relaxé après une infraction routière, toute mesure administrative de suspension de son permis devient juridiquement caduque. L’article L 224-9 du Code de la route est suffisamment précis : un jugement de relaxe rend la suspension non-avenue, quels qu’en soient les motifs...
Lorsqu’un contrat est cédé à un tiers avec l’accord préalable du cocontractant, encore faut-il que ce dernier ait été informé de la cession ou y ait clairement consenti...
Selon l'article 270 du Code civil, la prestation compensatoire vise à compenser, autant qu’il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives des époux...