L'avocat est tenu envers son client d'une obligation d'information et de conseil, laquelle s’étend au-delà du strict mandat procédural. Cette obligation implique alors notamment d’alerter le client sur les conséquences juridiques d’une inaction, telles que la prescription imminente d’un droit. À défaut, l'avocat peut engager sa responsabilité civile professionnelle.
Dans l’affaire présentée à la Cour, une héritière sollicite, par le biais de son avocate, son souhait d’obtenir la réduction de donations consenties par son père, décédé en 2006, au profit de deux neveux. Toutefois, en 2018, elle a assigné l’avocate en responsabilité civile, lui reprochant de ne pas avoir intenté une action en liquidation et partage de la succession avant l’expiration du délai de prescription survenue le 19 juin 2013, et de ne pas l’avoir informée de cette échéance.
La Cour d'appel a rejeté la demande de la cliente. Elle a retenu que l’absence de preuve d’un mandat exprès donné à l’avocate pour introduire l’action en liquidation et partage excluait sa responsabilité pour ne pas avoir agi en justice dans le délai. Elle n’a pas retenu de manquement distinct à l’obligation de conseil.
La Cour de cassation casse l’arrêt de la Cour d'appel sur ce point. Elle rappelle que l’avocat est tenu, même hors de tout mandat procédural, d’informer son client de l’imminence de la prescription affectant une action envisagée.
En l’espèce, la Cour d’appel aurait dû rechercher si l’avocate n’avait pas commis une faute en s’abstenant d’alerter sa cliente sur le risque de prescription.
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