Le parcours professionnel d’un salarié n’est pas toujours linéaire.
Lorsqu’une reconversion se profile ou qu’une évolution des compétences est envisagée, le salarié dispose de la possibilité d’utiliser son compte personnel de formation.
Le principal avantage de ce dispositif est qu’il offre une grande autonomie au salarié dans la faculté d’orienter son parcours professionnel, tout en permettant un financement de la formation envisagée.
CPF : quelle définition ?
Le compte personnel de formation est venu remplacer l’ancien dispositif du DIF : droit individuel à la formation.
Il s’agit d’un compte ouvert à l’entrée de la vie active et alimenté tout au long de la période d’activité du salarié, y compris les périodes de chômage.
Ce compte lui permet de suivre et financer une formation certifiante ou qualifiante.
CPF : comment est-il alimenté ?
L’alimentation du CPF varie en fonction de la situation du salarié, notamment s’il est à temps partiel, salarié non qualifié ou bénéficiaire de l’obligation d’emploi.
Dans sa forme classique, le CPF est alimenté à hauteur de 500 euros par année de travail, dans la limite de 5000 euros.
Le compte est crédité automatiquement au 1er janvier de l’année qui suit la période travaillée.
CPF : qui peut en bénéficier ?
Les apprentis âgés d’au moins 15 ans ainsi que tous les salariés âgés de plus de 16 ans peuvent ouvrir leur compte personnel de formation.
D’autre part, les chercheurs d’emploi, les professionnels libéraux et les conjoints collaborateurs bénéficient également de ce dispositif.
CPF : comment l’utiliser ?
Techniquement, le CPF est accessible via la plateforme « Mon compte de formation ».
Une fois créé il comptabilise de manière automatique (grâce au numéro de sécurité sociale), les expériences professionnelles du salarié pour calculer ses droits.
La procédure d’utilisation va différée selon si la formation est effectuée sur les heures de travail ou non.
Dans la première hypothèse, le salarié doit demander l’autorisation à son employeur à minima 60 jours avant le début de la formation si la durée de cette dernière est inférieure à 6 mois, au-delà, la direction doit être prévenue au moins 120 jours avant.
L’employeur de son côté dispose de 30 jours pour faire connaître sa réponse, sachant que l’absence de retour vaut acceptation de la formation.
En cas d’accord, la rémunération du salarié est maintenue.
Lorsque la formation est effectuée en dehors du temps de travail, elle ne requiert aucune autorisation de la part de l’employeur.
CPF : quelles formations sont concernées ?
Les formations qui peuvent faire l’objet d’une utilisation des droits acquis au titre du CPF sont celles qui débouchent notamment sur l’obtention d’un diplôme ou d’un titre professionnel, ou bien permettent d’acquérir un socle de connaissances et compétences, y compris celles nécessaires pour exercer des missions bénévoles ou volontaires en services civiques.
Les droits acquis permettent également d’accéder à une formation dont l’objectif est la création ou la reprise d’entreprise.
Le dispositif du CFP s’applique également en matière de réalisation d’un bilan de compétences ou de validation des acquis de l’expérience.
Enfin, le CPF permet désormais de financer le permis B, dès lors que l’obtention s’inscrit dans le cadre d’un projet professionnel, que l’organisme de formation est agréé et déclaré en tant que tel, et que le salarié ne fait pas l’objet d’une suspension ou d’une interdiction de permis.
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