Burn-out, stress, dépression : une reconnaissance en maladie professionnelle est-elle possible ?
L’obtention de décision de justice ne garantit pas automatiquement le recouvrement des sommes dues. En pratique, il n’est pas rare que la partie condamnée refuse de s’exécuter ou se montre défaillante. Bien que le créancier ait obtenu gain de cause, il peut rencontrer des difficultés pour récupérer les dommages-intérêts ou les indemnités qui lui reviennent. Pour autant, il n’est pas démuni : la loi lui permet de recourir à l’exécution forcée du jugement afin de recevoir le paiement des sommes allouées.
Une décision de justice peut être exécutée lorsqu’elle présente un caractère exécutoire. En effet, la décision n’est pas automatiquement applicable dès qu’elle est prononcée, car certaines conditions doivent être réunies. Le jugement doit être :
La loi n’impose aucun délai légal pour signifier un jugement. Toutefois, il est vivement conseillé d’agir rapidement pour faire courir les délais de recours et, le cas échéant, accéder à la procédure d’exécution forcée.
Le créancier doit rester attentif à deux éléments :
Ainsi, le jugement devient exécutoire une fois les délais de recours expirés ou lorsque toutes les voies de contestation sont épuisées.
Dans certains cas, le juge peut autoriser l’exécution sur minute d’une décision, avant même qu’elle ne soit formellement signifiée. Cette procédure exceptionnelle concerne notamment :
Une fois le jugement devenu définitif, le créancier peut mandater un commissaire de justice pour en assurer l’exécution. Plusieurs mesures sont envisageables :
Le créancier dispose d’un délai de 10 ans pour faire exécuter la décision de justice devenue définitive. Ce délai laisse au créancier un temps confortable pour mettre en œuvre l’exécution forcée du jugement, même si certains actes d’exécution ou de recouvrement peuvent interrompre cette prescription et faire courir un nouveau délai.
Cabinet Filor Avocats