La réhabilitation de plein droit d’une condamnation ne fait pas obstacle à sa prise en compte par une juridiction d’assises dès lors que cette mention figure régulièrement au dossier. Ce principe découle de l’articulation entre les règles relatives à la réhabilitation et celles régissant l’individualisation de la peine et l’appréciation de la personnalité de l’accusé.
Par ordonnance du 4 février 2019, un accusé a été renvoyé devant la cour d’assises de La Réunion pour répondre de faits de viols aggravés et d’agression sexuelle. Par arrêt du 5 avril 2023, la juridiction criminelle l’a déclaré coupable des faits reprochés et l’a condamné à une peine de huit ans d’emprisonnement, tout en statuant sur les intérêts civils.
L’accusé a interjeté appel principal de cette décision. Le ministère public ainsi que les parties civiles ont formé des appels incidents.
Statuant sur appel, la Cour d’assises d’appel a alourdi la peine initialement prononcée. Elle a condamné l’accusé à une peine de douze ans de réclusion criminelle assortie d’un suivi socio-judiciaire de cinq ans. Pour motiver sa décision, la juridiction a notamment relevé l’existence de deux condamnations antérieures, réhabilitées de plein droit, figurant au casier judiciaire de l’intéressé.
Toutefois, la Cour de cassation rejette son pourvoi. Elle rappelle que la réhabilitation de plein droit n’interdit pas à la juridiction de jugement de prendre en compte une condamnation antérieure à des fins d’appréciation de la personnalité de l’accusé, lorsque cette condamnation figure régulièrement au dossier par le biais du casier judiciaire, conformément aux articles 133-16 du Code pénal et 769 du Code de procédure pénale.
La réhabilitation de plein droit d’une condamnation ne fait pas obstacle à sa prise en compte par une juridiction d’assises dès lors que cette mention figure régulièrement au dossier...
En matière de responsabilité civile délictuelle, la réparation du dommage causé par une infraction pénale doit respecter le principe de réparation intégrale, sans perte ni profit pour aucune des parties...
En matière de paiement d’une somme d’argent, l’article 1231-6 du Code civil prévoit que le retard entraîne de plein droit le versement d’intérêts moratoires, sans que le créancier ait à prouver un quelconque préjudice...
Lorsqu'une partie régulièrement citée ne comparaît pas, le juge a l’obligation de vérifier que l’acte de procédure comporte bien la mention des diligences prévues, selon les circonstances, aux articles 655 à 659 du Code de procédure civile...
L’inscription sur la liste des experts judiciaires est encadrée par une nomenclature fixée par l’arrêté du 5 décembre 2022, pris en application du décret du 23 décembre 2004.
À l’occasion d’un contentieux opposant un salarié à son ancien employeur placé en liquidation judiciaire, la Cour de cassation a réaffirmé deux principes fondamentaux du droit des procédures collectives...