Dans le cadre d’un contrat d’affacturage, la question se posait de savoir si l’affactureur pouvait récupérer la TVA acquittée lorsque le créancier initial en obtient le remboursement au moyen d’un certificat d’irrécouvrabilité.
En l’espèce, un affactureur avait réglé plusieurs créances, TVA comprise, pour le compte de son client. À la suite de la liquidation judiciaire du débiteur, le créancier initial avait obtenu un certificat d’irrécouvrabilité lui permettant de récupérer la taxe auprès de l’administration fiscale. L’affactureur, se prévalant de la subrogation stipulée dans la convention d’affacturage, avait alors sollicité le remboursement de cette TVA, demande accueillie favorablement par la cour d’appel.
La Cour de cassation adopte une position contraire. Elle rappelle que la subrogation transfère à son bénéficiaire la créance et ses accessoires, à l’exclusion des droits exclusivement attachés à la personne du créancier. Elle précise en outre que le fait générateur de la TVA intervient au moment de la livraison du bien ou de la réalisation de la prestation de services.
En conséquence, la subrogation résultant du contrat d’affacturage n’a pas pour effet de rendre l’affactureur redevable envers l’État du paiement de la TVA. Dès lors, lorsque les créances deviennent définitivement irrécouvrables, l’affactureur ne peut, sauf stipulation contraire, réclamer au créancier la taxe que celui-ci a récupérée en application de l’article 272, I du Code général des impôts.
Ainsi, les affactureurs ont tout intérêt à adapter la rédaction de leurs contrats.
Dans certaines communes, le changement d’usage de locaux à usage d’habitation est soumis à une autorisation préalable. Le non-respect de cette formalité expose le contrevenant à une amende civile, laquelle revêt un caractère de sanction...
La faute inexcusable de l’employeur caractérise le manquement à son obligation de sécurité lorsqu’il avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver..
La Cour de cassation a été appelée à se prononcer en matière d’exequatur. Le litige portait sur la détermination de la juridiction compétente pour connaître de la demande d’exequatur d’un jugement d’adoption simple rendu par une juridiction camerounaise...
Un particulier avait acquis, en 1969, cinq bronzes réalisés à partir de moulages de sculptures en marbre créées au début du XXème siècle. Il avait assigné un musée afin de faire reconnaître que ces bronzes constituaient des éditions légitimes d’épreuves originales et obtenir des dommages-intérêts...
L’acceptation à concurrence de l’actif net offre à l’héritier la possibilité d’accepter une succession tout en étant assuré que le passif n’excédera pas l’actif successoral...
Dans le cadre d’un contrat d’affacturage, la question se posait de savoir si l’affactureur pouvait récupérer la TVA acquittée lorsque le créancier initial en obtient le remboursement au moyen d’un certificat d’irrécouvrabilité...