Dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen et d’une demande de mise en liberté, la Cour de cassation est venue apporter des précisions quant à ce délai de convocation en présence d’une demande de renvoi.
En l’espèce, l’avocat de la défense demande à se faire communiquer les réquisitions complémentaires du parquet. Juste après sa demande, et 24 min avant la fermeture du greffe, le procureur est venu en déposer. Ces dernières n’ont pas été transmises à l’avocat par le greffe. Selon l’avocat, le greffe a l’obligation d’informer les parties des réquisitions déposées postérieurement à sa demande.
De plus, il invoque que la chambre de l’instruction n’a pas respecté le principe du contradictoire. En effet, du fait de la non-réception des réquisitions complémentaires, malgré sa demande de communication, la défense n’a pas pu y répondre. Une demande de renvoi est alors demandée. Or, la chambre estime qu’un tel report est inenvisageable au regard du délai légal de convocation.
La Cour de cassation confirme le raisonnement de la chambre d’instruction.
Elle rappelle que si l’article 197 du Code de procédure pénale impose au ministère public de déposer ses réquisitions dans le délai imparti, il n’impose en aucun cas au greffe d’informer les parties d’une telle réception, après leur demande. En l’espèce, non seulement les réquisitions versées l’ont été dans le délai imparti, mais également que le dossier, dans son intégralité, était mis à disposition du conseil. C’est à ce dernier qu’il appartenait d’en apprécier le contenu.
Par ailleurs, les juges devaient statuer avant une date précise sur la demande de mise en liberté. La demande de renvoi n’était alors pas possible puisque le délai de 48h doit également être observé en cas de demande de renvoi d’une affaire à une date ultérieure, quand bien même la demande émane de la défense.
Enfin, le demandeur ne justifie aucunement être dans l’impossibilité de prendre connaissance de ces réquisitions.
Cass, crim du 21 août 2024, n°24-83.417
L’article 695-34 du Code de procédure pénale prévoit un délai de convocation légal de 48h avant la date d’audience.
Dans le cadre d...
Cass, civ 3ème du 11 juillet 2024, n°19-15.777
En application de l’article 370 du Code de procédure civile, l’instance est interrompue par le décès d’un partie, la cessation...
Selon l’article 1203 du Code civil, dans sa rédaction antérieure à celle de l’Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016, « le créancier d’une obligation contractée solidaire peut s’adresser à celui des débiteurs qu’il veut choisir, sans que celui-ci puisse opposer le bénéfice d’une division ». Dans ce contexte, le principe de réparation intégrale s’appliquait sur les responsables d’un même dommage, indépendamment d’un éventuel partage de responsabilité déterminé entre eux...
La location saisonnière est fortement réglementée. À titre d’exemple, l’article L. 631-7 Code de la construction et de l’habitation prévoit que, dans certaines communes, le changement d'usage des locaux destinés à l'habitation est soumis à autorisation. Toute personne qui ne respecte pas cette obligation s’expose à une amende civile...
Le mandat d’arrêt européen repose sur plusieurs principes, parmi lesquels le principe de spécialité, qui interdit qu’une personne remise pour un délit soit jugée pour un autre délit. Ainsi, une personne remise à un pays, en exécution d’un mandat d’arrêt européen, qui n’a pas renoncé à ce principe, ne peut pas faire l’objet...
En droit des contrats, l’engagement n’est valable que si, lorsqu’il s’engage, celui qui contracte est libre de toute contrainte. La validité de toute obligation suppose d’abord que le consentement ait été donné par une personne apte à exprimer une volonté claire...