En droit du travail, l’action portant sur la rupture du contrat de travail est soumise à un délai de prescription de douze mois. Toutefois, ce délai peut être suspendu lorsque le salarié se trouve dans l’impossibilité d’agir, notamment en raison d’un obstacle juridique tel qu’une transaction.
En l’espèce, une salariée, licenciée pour faute grave, a signé une transaction avec son employeur après la rupture de son contrat. Elle a ensuite saisi la juridiction prud’homale afin de contester la validité de cette transaction et d’obtenir des indemnités liées à son licenciement.
La Cour d’appel a jugé l’action recevable. Elle a considéré que la transaction empêchait la salariée d’agir en justice, ce qui avait suspendu le délai de prescription jusqu’à l’annulation judiciaire de cet accord.
La Cour de cassation rejette le pourvoi. Elle confirme que la transaction faisait obstacle à l’exercice d’une action en justice, ce qui constituait un empêchement au sens du droit civil. Dès lors, le délai de prescription a été suspendu jusqu’à l’annulation de la transaction, rendant l’action de la salariée recevable.
La délivrance d’un congé en matière de bail rural suppose-t-elle l’accord de tous les indivisaires ? La Cour de cassation répond par la négative dans une décision rendue le 2 avril 2026...
En droit pénal, la complicité suppose l’existence d’un fait principal punissable, sans qu’il soit nécessaire que son auteur soit condamné, notamment en cas de cause personnelle d’exonération...
Le temps administratif n’est pas toujours celui du juge. En matière d’expropriation, ce décalage peut suffire à faire obstacle au transfert de propriété...
L’ouverture d’une procédure collective suppose la caractérisation de l’état de cessation des paiements, défini comme l’impossibilité pour le débiteur de faire face à son passif exigible avec son actif disponible...