Puisque la France prohibe la gestation pour autrui (GPA), de nombreux couples se rendent à l’étranger pour fonder leurs familles. Toutefois, à leur retour en France, des difficultés juridiques apparaissent, notamment pour obtenir la retranscription des actes de naissance de leurs enfants sur les registres de l'état civil français.
La Cour de cassation s’est prononcée à plusieurs reprises sur ces situations, rappelant que pour qu'une décision de justice étrangère relative à une GPA soit reconnue en France, elle doit respecter certaines conditions strictes. C’est sur ces critères que la Cour de cassation s’est prononcée le 2 octobre 2024.
En l’espèce, un couple d’hommes s’est rendu au Canada pour recourir à une GPA. Les juges canadiens ont reconnu les deux hommes comme les pères légaux des enfants. De retour en France, ils ont demandé l'exequatur de cette décision afin que la filiation soit reconnue et que leurs enfants puissent obtenir un acte de l'état civil français. Cependant, la cour d'appel a refusé l'exequatur, estimant que le jugement canadien n'était pas suffisamment motivé et contrevenait à l'ordre public international français.
La Cour de cassation confirme cette analyse en estimant que le jugement canadien ne fournissait pas les garanties nécessaires, notamment en ce qui concerne l'identité des personnes impliquées et le consentement de la mère porteuse et de son conjoint à renoncer à leurs droits parentaux.
Puisque la France prohibe la gestation pour autrui (GPA), de nombreux couples se rendent à l’étranger pour fonder leurs familles. Toutefois, à leur retour en France, des difficultés juridiques apparaissent, notamment pour obtenir la retranscription des actes de naissance de leurs enfants sur les registres de l'état civil français...
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