En procédure civile, la péremption d’instance sanctionne l’inertie des parties lorsqu’aucune diligence n’est accomplie pendant deux ans. Toutefois, tout acte manifestant la volonté des parties de faire progresser le litige vers sa résolution peut interrompre ce délai, notamment lorsqu’il s’inscrit dans le cadre d’une médiation judiciaire.
Dans le cadre d’un litige successoral, plusieurs héritiers ont assigné en référé d’autres héritiers ainsi que plusieurs sociétés familiales devant le président d’un Tribunal judiciaire. Par ordonnance, le Juge des référés a ordonné une mesure de médiation avec l’accord des parties.
La médiation ayant échoué, un constat de fin de mission a été établi. Par la suite, l’un des demandeurs a sollicité la reprise de l’instance. Les défendeurs ont alors demandé que la péremption de l’instance soit constatée, soutenant qu’aucune diligence interruptive n’avait été accomplie pendant plus de deux ans.
Les demandeurs au pourvoi soutenaient que la médiation ordonnée par le juge n’interrompt pas le délai de péremption de l’instance. Selon eux, le délai avait commencé à courir dès l’ordonnance ordonnant la médiation et n’avait pas été interrompu pendant cette période. Ils reprochaient donc à la cour d’appel d’avoir considéré que le délai n’avait recommencé à courir qu’à compter du rapport de fin de mission du médiateur.
La Cour de cassation rejette le pourvoi. Elle rappelle que la péremption dépend des diligences accomplies par les parties pour faire avancer le procès. Constituent des diligences interruptives les actes traduisant la volonté de parvenir à la résolution du litige.
En l’espèce, les parties avaient accompli plusieurs actes dans le cadre de la médiation : consignation des frais, participation à des réunions avec le médiateur, démarches auprès d’un notaire et signature d’un acte de notoriété. Ces démarches étaient de nature à faire progresser le règlement du conflit successoral. Dès lors, la Cour d’appel a pu souverainement considérer que ces diligences avaient interrompu le délai de péremption et que l’instance n’était pas périmée.
Un bail rural à long terme avait été consenti en 1996. En 2021, le bailleur délivre un congé refusant le renouvellement du bail au motif d’une cession et sous-location illicites...
La Cour de cassation, dans un arrêt rendu le 21 mai 2026, est venue préciser le régime applicable aux baux commerciaux conclus sur le domaine public ainsi que les conséquences restitutoires attachées à leur annulation...
Une femme de nationalité américaine et biélorusse a donné naissance à un enfant en Floride en 2019. En 2021, elle a assigné un homme devant les juridictions françaises en recherche de paternité. Le litige portait sur la détermination de la loi applicable à la filiation...
La Cour de cassation, dans un arrêt rendu le 20 mai 2026, est venue préciser le point de départ du délai d’un an pour agir en report de la date de cessation des paiements dans le cadre d’une procédure collective étendue...
En matière d’amende forfaitaire routière, les procès-verbaux électroniques obéissent à un régime spécifique de dématérialisation. Leur valeur probante n’est pas subordonnée à la production d’une attestation de conformité, contrairement à certaines pièces relevant de la procédure pénale numérique de droit commun...
En procédure civile, la péremption d’instance sanctionne l’inertie des parties lorsqu’aucune diligence n’est accomplie pendant deux ans. Toutefois, tout acte manifestant la volonté des parties de faire progresser le litige vers sa résolution peut interrompre ce délai, notamment lorsqu’il s’inscrit dans le cadre d’une médiation judiciaire...